| les représentations du génocide |
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Avant 1994, le Rwanda pratique peu la littérature. Pays de tradition orale, il ne donne que rarement naissance à une œuvre de fiction, et les régimes autoritaires qui ont dirigé le pays ne se sont pas souciés de favoriser l’émergence et la circulation des idées critiques. Telle est une des conséquences du génocide de 1994 : des dizaines de livres (et de films) paraissent pour donner de l’événement des représentations multiples. Un espace depuis toujours presque vierge de toute oeuvre artistique éditée voit naître en quelques années des témoignages, des romans, des pièces de théâtre, des essais, des films, des bandes dessinées, qui plongent leur plume (ou leur caméra) dans le désastre, dans les charniers, dans la boue et le sang du génocide des Tutsis. Ibuka se propose de présenter ces œuvres, dans des notes rédigées au gré des lectures et des visionnements. (On peut se référer pour une très bonne analyse de ce corpus jusqu’en 2004 au livre de Catherine Coquio, Rwanda, Le réel et les récits, paru aux éditions Belin.)
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