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LES 100 JOURS DE L'HORREUR Une chronologie du génocide des tutsi tel qu'observé depuis les Etats-Unis d'Amérique et le siège des Nations Unies.
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06 avril 1994
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Le président rwandais et le président burundais ont été tués lorsque l'avion de Habyarimana a été abattu près de l'aéroport de Kigali. On pense que les extrémistes Hutu qui soupçonnaient que le président rwandais allait finalement mettre en oeuvre les accords de paix d'Arusha sont derrière cet attentat. Les massacres on commencé cette nuit.
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07 avril 1994
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Les Forces Armées Rwandaises (FAR) et les miliciens hutu (Interahamwe) ont érigé des barrières et vont d'une maison à l'autre en tuant des tutsi et des politiciens hutu modérés. Des milliers de gens sont morts le premier jour. Quelques camps des nations unies abritent des civils, mais la plupart des forces de maintien de la paix des Nations unies, s'apprêtent à partir pendant que les massacres continuent. On leur interdit d'intervenir car cela outrepasserait leur mandat « d'observation ». Aujourd'hui, dix soldats belges de la MINUAR chargés de la sécurité de la Première Ministre, une hutu modérée ont été forcés à déposer leurs armes. Ils ont été torturés, puis assassinés. Aujourd'hui, le Président Clinton dans ses déclarations s'est dit : "... choqué et profondément attristé ... horrifié d'apprendre que des éléments des forces armées rwandaises ont brutalisé et tué des autorités rwandaises .... exprime mes condoléances ... condamne ces actions et j'appelle toutes les parties à cesser ce genre d'actions immédiatement ..."
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08 avril 1994
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Le mouvement Tutsi, le Front Patriotique Rwandais (F.P.R) a lancé une offensive majeure pour arrêter les massacres et prêter main forte aux 600 éléments de ses troupes encerclées à Kigali. Ces troupes étaient basées dans la ville en vertu des Accords d'Arusha. Le Président Clinton parle à la presse à propos du Rwanda-- "... Je le mentionne seulement parce qu'il y a un certain nombre d'américains là-bas et la situation est très tendue. Et je veux juste assurer les familles de tous ceux qui y sont que nous faisons tout ce qui est possible malgré cette situation, pour poser des gestes appropriés et essayer d'assurer la sécurité de nos citoyens qui sont là-bas. »
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09 avril 1994
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La France et la Belgique envoient des troupes pour secourir leurs citoyens. Des civils américains sont aussi transportés par voie aérienne. Aucun rwandais n'est secouru, pas même ceux qui travaillent pour des gouvernements occidentaux dans leurs ambassades et consulats, etc,
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11avril 1994
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Le Comité International de la Croix-Rouge estime que des dizaines de milliers de rwandais ont été tués. A l'école Don Bosco, protégée par des soldats belges de la MINUAR, le nombre de civils cherchant refuge qui ont pu y arriver atteint 2000. Cet après-midi, les soldats des Nations Unies ont reçu l'ordre se retirer vers aéroport. La plupart des civils abandonnés ont été tués.
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14 avril 1994
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Une semaine après la mort des dix soldats belges, la Belgique se retire de la MINUAR.
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21 avril 1994
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Le Conseil de sécurité des Nations Unies vote à l'unanimité le retrait de la plupart des troupes de la MINUAR, réduisant la force de 2500 à 270. Le Comité International de la Croix-Rouge estime que des dizaines, peut-être des centaines de milliers de Rwandais sont maintenant morts.
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28 avril 1994
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On demande à la porte parole du Département d'Etat, Christine Shelley de dire si ce qui se passait au Rwanda est un génocide. Elle répond: "...l'usage du terme ‘ génocide' a une signification légale et précise, par conséquent ce n'est pas strictement déterminé de façon légal. Il y a d'autres facteurs en jeu en effet » Toutefois, un rapport confidentiel des services de renseignement remis au Département d'Etat au mois d'avril appelle ces massacres un ‘génocide'
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30 avril 1994
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Le Conseil de Sécurité des Nations Unies vote une résolution condamnant les massacres mais se garde d'utiliser le mot ‘génocide' Si le terme avait été utilisé, les Nations Unies seraient obligées d'agir pour "arrêter et punir" les auteurs. Des dizaines de milliers de réfugiés fuient vers la Tanzanie, le Burundi, et le Zaïre. En un jour, 250 0000 rwandais, principalement des hutus fuyant l'avancée du F.P.R traversent la frontière vers la Tanzanie.
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Mai 1994
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La Maison Blanche commence à tenir quotidiennement des mots d'ordre confidentiels sur le Rwanda avec des organisations gouvernementales américaines à travers des liens vidéo sécurisés.
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2 mai 1994
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Kofi Annan, Chef des forces de maintien de la paix des Nations Unies, affirme devant un comité sénatorial de relations étrangères : "Quand la Belgique a quitté, c'était clair que les Nations Unies ne pouvaient pas mettre en oeuvre le mandat qu'elles avaient, et aussi le mandat devait être changé ou des renforcements devaient être introduits ... Je ne sais pas ce que le Conseil décidera après avoir revu et considéré la situation aujourd'hui. Si le conseil recommande le renforcement, il doit être bien équipé, mobile et capable de se protéger. Si nous n'envoyons pas ce genre de renforcement ... je ne suis pas sûr qu'ils soient capable de donner cette sorte de loi et ordonner ....cela conduira à l'arrêt des massacres... ici nous observons des gens en train d'être privé de la plus fondamental des droits, le droit à la vie, et encore nous semblons manquer d'un peu d'aide...» |
3 mai 1994
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Clinton signe une directive décisionnelle Présidentielle (PDD 25) créé après avoir passé en revue les programmes et les politiques de maintien de la paix des nations (PDD-25) oblige de limiter l'implication internationale de l'armée dans les opérations de maintien de la paix.
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May 5, 1994
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Madeline Albright, représentante américaine aux Nations Unies affirme au cours d'un congrès sur les programmes de levée de fonds des Nationes Unies : « Mais lassez-moi juste vous dire que sur le Rwanda, à mon avis, le conseil de sécurité et au sens large les Nations Unies ont raté le bateau. Nous composons maintenant avec une situation au-delà de laquelle personne ne s'attendait. Et je l'ai mentionné plus tôt, ce qui est arrivé c'est que nous étions dans un processus où nous pensions qu'une petite force des nations unies pouvait maîtriser avec des enjeux de terrain, et soudainement cet avion a été abattu avec deux présidents à bord et ça a créé une avalanche. Et c'était tellement difficile à juger si en particulier les opérations avaient commencé de façon convenable » Anthony Lake, conseiller en matière de sécurité nationale, donne un point de presse sur le PDD 25: "Quand je me lève chaque matin et regarde les sommaires, les histoires et les images à la télévision, sur ces conflits, je veux travailler pour mettre fin à chaque conflit. Je veux travailler pour sauver chaque enfant à l'extérieur d'ici. Et je sais que le président a le même sentiment et le peuple américain aussi. Mais aussi nous savons que la communauté internationale a les ressources et le mandat d'agir. Ainsi nous devons faire des distinctions. Nous devons nous poser la difficile question de savoir où et quand nous pouvons intervenir. Et la réalité est que nous ne pouvons pas souvent résoudre les problèmes des autres peuples. Nous ne pouvons jamais bâtir leurs nations pour eux" |
11 mai 1994
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Au point de presse du Département d'Etat on demande à Mike McCurry: "Ce gouvernement est capable de déterminer si quelques uns des actes commis au Rwanda depuis le 6 avril constituent un génocide ? ». Il répond: "Je ne sais pas s'il y a une détermination légale faite à ce sujet"
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May 13, 1994
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Le conseil de sécurité des Nations Unies se prépare à voter sur la restauration renforcée de la MINUAR au Rwanda. Cependant Madeleine Albright reporte le vote de 4 jours.
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17 mai 1994
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Alors que le massacre des tutsi continue, les Nations Unies acceptent finalement d'envoyer 5 500 militaires au Rwanda. La résolution du conseil de sécurité dit: "des actes de génocide auraient été commis". Toutefois, le déploiement des forces de l'ONU principalement africaines est ajourné à cause des divergences sur qui devait payer la facture et fournir l'équipement. Albright témoigne à Colline du Capitol sur les tensions dans les relations entre les Etats-Unis et l'ONU et discute au sujet de la résolution du Conseil de Sécurité : "... Les Etats-Unis ont conduit une force dans le cadre de la fourniture d'une assistance humanitaire, en condamnant la violence et en essayant d'organiser une mission de l'O.N.U désigné non pas simplement pour promettre mais pour livrer la promesse. Envoyer une force dans la situation difficile du Rwanda sans aucun plan des opérations, ça serait insensé.... La résolution adoptée hier soir exige que le secrétaire général fasse un rapport avant le début de la prochaine phase de déploiement. Ces choix ne sont pas faciles. Des émotions peuvent produire de merveilleux discours et des pièces qui ne tiennent pas debout. Mais les émotions seules ne peuvent pas produire des politiques qui accompliront ce qu'elles promettent. Si nous ne maintenons pas nos engagements à la mesure de nos capacités, nous ne feront que miner la crédibilité et le soutien des Nations Unies. Les actions autorisées la nuit passée vont aider. Mais ultimement, l'avenir du Rwanda est entre les mains des rwandais » |
May 19, 1994
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L'O.N.U demande aux Etats-Unis d'Amérique de fournir 50 véhicules de transport du personnel et matériel militaire. Cependant des divergences persistent sur les coûts.
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Mi-mai
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Le Comité International de la Croix-Rouge estime à 500,000 le nombre de Rwandais tués.
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25 mai, 1994
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On demande à Mike McCurry, porte-parole du département d'Etat durant un point de presse, si l'administration avait encore pris une quelconque décision sur le fait que ça peut-être décrit comme un génocide. Il répond: « Je dois admettre que je ne connais pas la réponse à ce sujet. Je sais que l'enjeu est sérieusement considéré. Je pense qu'il y avait une forte disposition au département ici de voir si ce qui est arrivé...là-bas, constitue certainement des actes de génocide»
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10 Juin 1994
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Au point de presse du Département d'Etat, on demande à la porte-parole, Christine Shelley: "Combien d'actes de génocide sont necessaries pour faire un génocide ?" "C'est une question que je ne suis pas à mesure de répondre » "Bien, est-ce vrai que vous avez un guide en vertu duquel vous ne pouvez pas utiliser le mot ‘génocide' de façon claire mais de le contourner par ‘actes de génocide ?' "J'ai un guide que j'essaye d'utiliser le mieux que je peux. Il y a des formulations que nous utilisons et nous essayons d'être consistant dans leur usage. Je n'ai pas de prescription absolue et catégorique contre telle ou telle chose, mais j'ai des définitions. J'ai une phraséologie qui a été soigneusement examinée et nous en sommes arrivé le mieux que nous pouvons à la capacité de l'utiliser dépendamment d'une situation spécifique et des actions à poser»
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22 Juin, 1994
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Etant donné qu'il n'y a pas de signe de déploiement militaire de la part de l'ONU, le Conseil de Sécurité autorise le déploiement des forces françaises de « l'opération turquoise » au Sud-Ouest du Rwanda. Ils créent une zone de sécurité dans le territoire contrôlé par le gouvernement. Toutefois, les massacres des tutsi continuent dans cette zone de sécurité.
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Mi-juillet 1994
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Kigali tombe aux mains des forces Tutsi du F.P.R. Le gouvernement Hutu fuit vers le Zaïre. Suivi par une foule de réfugiés. Les Français mettent fin à leur mission et sont remplacés par les troupes éthiopiennes de l'O.N.U. Le F.P.R met en place un gouvernement intérimaire d'union nationale à Kigali. Même si les maladies et d'autres tueries emportent des vies additionnelles dans les camps des réfugiés, le génocide prend fin. Un nombre estimé à 800.000 Rwandais avaient été tués en 100 jours.
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25 Mars, 1998
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A Kigali au Rwanda le Président Clinton présente des excuses aux victimes du génocide. "... la communauté internationale ensemble avec les nations africaines doivent accepter de partager la responsabilité de cette tragédie aussi. Nous n'avons pas agi assez rapidement quand les massacres ont commencé. Nous n'aurions pas permis que des camps de réfugiés deviennent pour les tueurs un bercail de sécurité. Nous n'avons pas désigné immédiatement ces crimes de façon approprié : ‘un génocide'. Nous ne pouvons pas changer le passé. Mais nous pouvons et nous devons faire ce qui est à notre pouvoir:vous aider à bâtir un avenir sans peur et plein d'espoir ... » |
May 7, 1998
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A Kigali au Rwanda le Secrétaire Général Kofi Anan présente ses excuses au parlement du Rwanda. "... Le monde doit se repentir profondément de cet échec. La tragédie du Rwanda a été une tragédie du monde entier. Nous tous devrions pendre soin du Rwanda, nous tous avons été témoins de sa souffrance avec un souhait fervent que nous aurions pu prévenir le génocide. Quand nous jetons un regard en arrière, nous voyons des signes qui, à ce moment n'ont pas été saisis. Maintenant nous le savons, ce que nous avons fait n'a pas été du tout assez pour sauver le Rwanda, pas assez pour honorer les idéaux sur lesquels les Nations Unies sont fondées. Nous ne nierons pas cela, au moment fort du besoin, le monde a échoué vis-à-vis du peuple rwandais..."
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Décembre 1998
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La mission parlementaire française clôture une enquête de neuf mois sur l'implication militaire de la France au Rwanda avant et pendant le génocide. La commission en arrive à la conclusion selon laquelle la plupart des reproches formulés à son endroit sont mensongères, avec la communauté internationale et en particulier des Nations Unies et des Etats-Unis d'Amérique. Même si la France admet avoir commis des "erreurs de jugement" le gouvernement est blanchi de la responsabilité des massacres.
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Mars 1999
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Une semaine avant la cinquième commémoration du génocide, la Fédération Internationale des Droits de l'Homme basée à Paris et la Ligue des Droits de l'Homme basée aux Etats-Unis ainsi que Human Rights Watch publient un rapport intitulé: «Aucun témoin ne doit survivre" (Leave None to Tell the Story).Un document de 900 pages qui rapporte des événements d'avant et pendant le génocide. Ce rapport est très critique à l'endroit de l'O.N.U, les Etats-Unis, la France et la Belgique car ils connaissaient à l'avance les préparatifs en cours des massacres et n'ont pas agi pour les prévenir.
Source: the triumph of evil http://www.pbs.org
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